Une nouvelle exposition au Château Vargoz

Les Dialogues des Cahiers Noirs
de Daniel Bégard à partir du 8 novembre


Cette exposition témoigne dʼune expérience rare que lʼon doit à des plasticiens de la région. A lʼorigine de cette démarche, le critique dʼart Daniel Bégard qui entreprit, il y a quelques années, de noter sur des carnets de croquis, ses réactions à des évènements de lʼactualité artistique. Ce projet qui va durer trois ans, évoluera loin de tout idée de ʻʼjournal ʻʼ et sʼorganisera, en trois cahiers comme une approche des conditions, contraintes, objectifs et désirs de la création artistique. Le premier est une sorte de tour dʼhorizon des problématiques artistiques dans les contextes de nos sociétés actuelles, le second repère les échos dans lʼart, des grandes théorisations esthétiques et philosophiques, le dernier évoque les structurations esthétiques critiques, et économiques.
Pendant la réalisation de ses cahiers D. Bégard eu lʼoccasion dʼen parler à des artistes dont il suivait les travaux depuis de nombreuses années ou a des amis intéressés à ces questions. Cʼ est de la proposition de certains dʼentre eux que naîtra lʼidée de faire circuler des cahiers semblables pour recueillir leurs apports, ou remarques. Une règle sʼétant établie, selon laquelle les intervenants reprendraient un ou plusieurs des thèmes proposés par les Cahiers initiaux. Ainsi furent alors réalisés les deux cahiers «Post-scriptum» auxquels participèrent Claude Abad, Serge Griggio, Christian Hadengue, Claudio Isgro, Claude Meurisset, Sylvie Romieu, Bruno Sellenet, Doris Schlapfer, Fernand Soual, Martine Trouïs, plasticiens, Yvette Bousquet photographe, Laetitia Deloustal doctorante/histoire de lʼart, Valérie Schlée poète et libraire.

Dans lʼesprit des artistes, lʼexposition nʼ a pas pour ambition dʼimposer des règles de création ou une lecture de lʼhistoire de lʼart , elle permettra simplement au visiteur dʼen repérer les enjeux en lisant ou feuilletant les cinq cahiers qui seront mis intégralement à sa disposition. Certaines des quelques 500 pages qui les composent sont en outre exposées, agrandies sur les murs pour permettre dʼen apprécier, les contenus les formes et les compositions retenues. Les auteurs ont ainsi choisi une forme dʼexposition qui doit permettre à tous de comprendre et de partager ce qui conditionne, prépare et accompagne leurs travaux et leurs quotidiens.

Commentaires

Articles les plus consultés