
Entre audace et impertinence, Cattelan provoque selon moi, l'étonnement, le trouble et la confusion... Devant cette œuvre parfaitement figurative, nul n'a besoin de chercher la compréhension. Vous voilà en un instant confronté à la réalité du créateur : la qualité plastique de ses sculptures humaines vous oblige à vous approcher pour constater la finesse du grain de peau, et instantanément vous ressentez le malaise du voyeur, la culpabilité du passant. Devant "l'homme sous la couverture", nous voilà confronté à l'absurdité de notre société, à l'absence de générosité humaine pourtant inscrite dans notre ADN. Face à "l'enfant cloué au bureau de l'apprentissage", c'est toute notre éducation, notre transmission qui est remise en cause. Devant "le pape frappé par une météorite" c'est la culture catholique qui est ébranlée. Devant "Hitler" à genoux et de dos, c'est la stupéfaction, et l'horreur... Cattelan fait appel à nos sentiments profondément humains pour montrer aussi l'autre face, plus noire, de notre humanité. Cette confrontation devrait être organisée par nos institutions pour faire réfléchir nos adolescents, et tous les septiques de l'art contemporain. Il en va de notre salut public !








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