Christophe Charbonnel : classique et tellement moderne...
Christophe Charbonnel travaille sans modèle, préfère se référer aux
traités d’anatomie pour artistes du XIXe siècle pour lesquels il a une
grande passion. Il monte ses œuvres par ajout de matière,
scientifiquement, par couches successives, il révèle le modelé plus
qu’il ne le sculpte. Issu de l’école Duperré et brillant élève du
sculpteur Philippe Seené, il pratique le modelage depuis une vingtaine
d’années.
Ne pas avoir de modèle lui permet de s’affranchir des contraintes du réel, de se laisser guider par ses mains, d’être son propre spectateur. C’est un sculpteur qui travaille à l’instinct, au ressenti, à la vibration qui se dégage d’un modelé en devenir. Il est dans la recherche perpétuelle du vivant, dans l’apprentissage de ses propres désirs, de ses doutes et de ses repentirs, n’hésitant pas à détruire un travail qui ne le pénètre pas. Charbonnel, c’est la rencontre à bras-le-corps avec le vivant. C’est l’expérience.
Dans la lignée des Rodin, Carpeaux, Dalou, héritier du courant réaliste de la fin du XIXe siècle, il inscrit son travail dans notre temps, dans une démarche postmoderniste. Il aime le hiératisme sévère et cérémoniel de l’Antiquité, allant parfois jusqu’à flirter avec le chiasme polyclétéen des grands anciens, et le traitement de la figure humaine des renaissants italiens. Il embrasse l’ensemble de l’histoire de l’art dans son œuvre qu’il réinvente et recompose.
La figure humaine occupe la première place dans son univers. Il met en scène des guerriers, des esclaves, des individus en lutte permanente contre les éléments extérieurs et contre eux-mêmes. Son admiration pour l’antique se perçoit dans ses œuvres les plus récentes, avec ses cavaliers, ses chevaux dont les jambes ou les flancs disparaissent. Ses pièces se fragmentent, il écorche ses modèles, il conditionne ainsi le regard du spectateur, il le bouleverse, il l’hypnotise. S’inspirant du panthéon de la statuaire antique, il ne craint pas de renouveler la figure sacrée du kouros ni de donner ainsi à la sculpture figurative contemporaine une nouvelle perception de la gravité.
Charbonnel est un artiste classique contemporain. Il a fait sienne la citation de Rodin : « Je marche dans l’antiquité la plus reculée. Je veux relier le passé au présent, reprendre le souvenir, juger et arriver à compléter. » texte d'Aurélien Gnat
Ne pas avoir de modèle lui permet de s’affranchir des contraintes du réel, de se laisser guider par ses mains, d’être son propre spectateur. C’est un sculpteur qui travaille à l’instinct, au ressenti, à la vibration qui se dégage d’un modelé en devenir. Il est dans la recherche perpétuelle du vivant, dans l’apprentissage de ses propres désirs, de ses doutes et de ses repentirs, n’hésitant pas à détruire un travail qui ne le pénètre pas. Charbonnel, c’est la rencontre à bras-le-corps avec le vivant. C’est l’expérience.
Dans la lignée des Rodin, Carpeaux, Dalou, héritier du courant réaliste de la fin du XIXe siècle, il inscrit son travail dans notre temps, dans une démarche postmoderniste. Il aime le hiératisme sévère et cérémoniel de l’Antiquité, allant parfois jusqu’à flirter avec le chiasme polyclétéen des grands anciens, et le traitement de la figure humaine des renaissants italiens. Il embrasse l’ensemble de l’histoire de l’art dans son œuvre qu’il réinvente et recompose.
La figure humaine occupe la première place dans son univers. Il met en scène des guerriers, des esclaves, des individus en lutte permanente contre les éléments extérieurs et contre eux-mêmes. Son admiration pour l’antique se perçoit dans ses œuvres les plus récentes, avec ses cavaliers, ses chevaux dont les jambes ou les flancs disparaissent. Ses pièces se fragmentent, il écorche ses modèles, il conditionne ainsi le regard du spectateur, il le bouleverse, il l’hypnotise. S’inspirant du panthéon de la statuaire antique, il ne craint pas de renouveler la figure sacrée du kouros ni de donner ainsi à la sculpture figurative contemporaine une nouvelle perception de la gravité.
Charbonnel est un artiste classique contemporain. Il a fait sienne la citation de Rodin : « Je marche dans l’antiquité la plus reculée. Je veux relier le passé au présent, reprendre le souvenir, juger et arriver à compléter. » texte d'Aurélien Gnat





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