L'Art urbain : notre Histoire en perpective !

Loin des Graffiti's et du StreetArt n'utilisant que les surfaces planes des murs, il est un art urbain tout aussi intéressant : la sculpture monumentale qui s'insère dans l'espace public. 

L'art dans la rue, sur une place, dans un jardin, permet à tout un chacun de participer à l’œuvre. Le spectateur n’est plus seulement regardeur mais acteur du champ artistique dans son environnement proche. La sculpture, en plus d'interroger le spectateur et de valoriser un environnement, peut aussi aider le citoyen à retrouver des repères, conforter l'identité d'un lieu, son appartenance à un territoire. L’œuvre devient un trait d'union entre une réflexion sur l'humanité et sur son lieu de vie. Pour Lionel Laussedat, le secret de la réussite d'une œuvre dans un environnement urbain, c'est de créer un dialogue compréhensif par tous sans perdre sa démarche artistique. "La création et l’installation d’une sculpture monumentale dans l’espace public, de par le dialogue, les moyens humains et matériels qu'elle demande, reste une aventure artistique et humaine inédite !"

Beaucoup ont saisi l'importance de l'insertion de l'Art dans l'espace public, Lionel a déjà réalisé de nombreuses sculptures pour des villes, collectivités, institutions, ministères, musées, entreprises, en France comme à l’étranger... Ces créations monumentales pour les Laboratoires Pierre Fabre, les villes de Sète, Valras, Béziers, Assilah (Maroc), Rolle (Suisse), Ordino (Andorre), Shanghai (Pavillon Français de l'Exposition Universelle de 2010),  l'Ambassade de France (Pékin), sont multiples et accessibles facilement. Nul besoin d'entrer dans un musée ou une galerie pour admirer son travail.

Dernièrement, Lionel a collaboré avec la piscine municipale de Sauvian pour la réalisation d'une œuvre en l'honneur d'Alfred Nakache, surnommé le nageur d’Auschwitz. Il a choisi des images d’archives de l’AFP et du Mémorial de la Shoah, qu'il a retraitées et réinterprétées informatiquement. Elles ont été ensuite reproduites en perforations sur un support métallique. Les perforations plus ou moins grandes retraduisent les noirs, les blancs, les ombres et les plages de lumière des photos. L'artiste reprend ainsi le même procédé d’images par points noirs des journaux de l’époque, tout en l'appliquant à un support moderne. Ce traitement oblige le spectateur à se reculer pour voir apparaître l'intégralité de l'image et sa netteté. Ce recul a un autre intérêt pour le spectateur, celui de simuler sa mise à distance et la prise de conscience de son Histoire.






 

 

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